Grogne des agriculteurs français
Gironde, Aquitaine [ENA] Depuis maintenant deux ans, la grogne des agriculteurs monte dans les campagnes françaises. Dans chaque exploitations, le même discours se fait entendre. Fin 2025 la dermatose nodulaire sert de déclencheur à une nouvelle révolte. Le gouvernement français décide d'abattre des troupeaux entiers.
Abattre des cheptels entiers de bovins pour un seul cas de contamination détectée sur une exploitation, une décision jugée extrême et incompréhensible par les éleveurs qui ne supporte pas de voir sacrifier des décennies de travail pour obtenir une homogénéité sur leurs troupeaux. Alors que plusieurs cas signalés par les services vétérinaires font l'objet d'un abattage systématique, des voix s'élèvent pour stopper cette aberration.
La fronde s'organise
Des appels sont lancés sur les réseaux afin de soutenir les éleveurs dont les troupeaux sont désignés par les services vétérinaires comme potentiellement contaminant pour d'autres élevages, un ou plusieurs cas ayant été détectés parmi leurs animaux. Depuis l'apparition des premiers cas de dermatose nodulaire contagieuse sur le territoire français en Savoie et Haute-Savoie en juin 2025, les éleveurs français demandent l'arrêt des abattages systématiques et une vaccination intégrale des troupeaux.
Mi-décembre 2025 un nouveau cas est détecté aux Bordes-sur-Arize en Ariège. Un cheptel de plus de 200 bêtes sont visés par un abattage intégral. La "réseaux sphère" s'emballe. Plusieurs centaines d'agriculteurs et de particuliers vont soutenir l'exploitant et sa famille et décident d'empêcher l'abattage. Les médias couvrent et se déplacent aux Bordes-Sur-Arize. La défense s'organise afin d'éviter aux services vétérinaires et aux forces de l'ordre d'arriver sur l'exploitation.
Nuit de garde
Toute la journée les tracteurs ont réalisés des obstacles afin de bloquer l'accès par la route, par les chemins et par les champs aux forces de l'ordre. La résistance s'organise, des véhicules se positionnent tels des guetteurs afin de prévenir les troupes entourant l'exploitation pour protéger les infrastructures et les animaux. La nuit sera longue mais malheureusement les forces de l'ordre dépasseront les barricades et parviendront à repousser les opposants à cet abattage. Les images qui circuleront par la suite montrant agriculteurs contre forces de l'ordre face à face laisseront un goût amer dans la bouche des français.
Depuis l'abattage de ces 200 bovins le ministère de l'agriculture continue de prôner l'abattage systématique même si le bétail est vacciné et qu'un seul cas est détecté. Insupportable pour nos agriculteurs qui depuis décembre sont sur les routes de France afin de faire entendre leur mécontentement et le manque d'intérêt que leur porte le gouvernement. Les syndicats agricoles comme la Coordination Rurale, la Confédération Paysanne, les Jeunes Agriculteurs et certains membres d'autres syndicats ont passés Noël sur les barrages et blocages de certains points stratégiques. Mais rien n'y fait, la seule réponse du gouvernement est l'emploi de la force.
L'annonce de la signature du Mercosur étant la goutte faisant déborder le vase, les agriculteurs sont déterminés à résister. Depuis le 01 janvier des opérations "commandos" sont réalisés : arrivés de tracteurs sur Paris, blocages d'autoroutes, blocages de raffineries pétrolières, obligeant les préfets de région à interdire la circulation de groupes de tracteurs et obligeant les forces de l'ordre à une mobilité et surveillance constante. Les Jeunes Agriculteurs prévoient de monter sur le Parlement européen à Strasbourg le 19 janvier 2026 si le traité de libre échange venait à être signé. Seront-ils suivis? Quel avenir pour l'agriculture française?




















































